Journée mondiale de l’AVC : prévenir, traiter tôt, informer

Christophe DE GRIEVE Accident vasculaire cérébral

Aujourd’hui encore, l’AVC (accident vasculaire cérébral), provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau, constitue la 2ème cause de décès chez l’adulte et la 1ère cause de handicap acquis. Chaque année, près de 150 000 personnes en sont victimes, soit une toutes les 4 minutes.

A l’occasion de la journée mondiale dédiée, la direction générale de la santé (DGS) et la direction générale de l’offre de soins (DGOS) confirment la détermination du gouvernement à améliorer la prévention, la prise en charge et l’information de la population avant, pendant et après un AVC, depuis les signes d’alerte jusqu’à l’accompagnement du handicap.

Réduire les facteurs de risque

Les antécédents d’hypertension artérielle, le tabagisme, l’obésité, la sédentarité, la consommation d’alcool sont autant de facteurs de risque des AVC. Les mesures mises en œuvre depuis plusieurs années – notammentle plan national AVC, le plan national nutrition santé et le plan national de réduction du tabagisme – contribuent directement à la réduction de ces risques. D’autres mesures, dont la prescription médicale de l’activité physique et l’étiquetage nutritionnel, ont été mises en place.

La prévention, c’est aussi organiser les soins de premier recours pour les malades chroniques et prendre en charge les personnes à risque élevé d’AVC. Sur ce point, les leviers d’intervention sont variés : contrôle de l’hypertension artérielle et du diabète, arrêt du tabac, lutte contre la sédentarité et le surpoids, adoption d’une alimentation saine et limitation de la consommation de sel, réduction de la consommation d’alcool…

Traiter précocement et prendre en charge dans des unités spécialisées

L’AVC est une urgence vitale : son traitement rapide réduit considérablement le risque de décès, de complications et de séquelles. 135 unités neuro-vasculaires (UNV), réparties sur tout le territoire, permettent une prise en charge de qualité au plus près des patients. Chaque année, 2/3 des patients victimes d’AVC sont accueillis dans un établissement de santé disposant d’une UNV : ils étaient moins d’un sur 2 en 2010. Hors des UNV, l’accès à l’expertise spécialisée est souvent possible grâce à la télémédecine.

Dorénavant, l’enjeu porte à la fois sur l’accès à la thrombolyse et/ou à la thrombectomie pour restaurer la circulation sanguine cérébrale en urgence et sur le « retour précoce à domicile accompagné », facilité depuis l’instauration en 2015 d’une consultation systématique d’évaluation de la perte d’autonomie dans l’année qui suit l’AVC.

« Agir vite, c’est important »

L’AVC est une urgence dont le traitement doit débuter le plus tôt possible pour en limiter la gravité et les séquelles.

APPELEZ IMMÉDIATEMENT LE 15 même si les signes disparaissent spontanément.

En savoir plus :

- Consultez le dossier internet du ministère